40% des intentions de vote pour la N-VA

Le quotidien francophone La Libre a publié ce samedi 3 décembre les résultats du premier sondage mesurant les intentions de vote après l'accord gouvernemental qui ouvre la voie à la formation du gouvernement Di Rupo Ier, du nom de l'actuel formateur socialiste wallon.

A la question "Si des élections étaient organisées ce dimanche, pour lequel des partis suivants voteriez-vous s'il se présentait?", 39,8% des Flamands répondent N-VA, un parti indépendantiste, soit une progression de 4,8% par rapport au dernier sondage effectué début octobre, et une progression de 11.6% par rapport aux élections législatives de juin 2010. La N-VA avait alors obtenu 28.2% des suffrages.

En ajoutant les intentions de vote pour un autre parti indépendantiste flamand, le Vlaams Belang, on constate que la moitié des électeurs flamands veulent l'indépendance de la Flandre.

La reddition des partis politiques francophones face aux revendications nationalistes flamandes n'aura donc servi qu'à alimenter davantage le nationalisme flamand. Comme le disait Winston Churchill au lendemain des accords de Munich: « You were given the choice between war and dishonour. You chose dishonour, and you will have war ». Des propos prophétiques qui peuvent être transposés à la Belgique: « vous avez choisi la soumission, vous aurez la scission ».

15 commentaires:

  1. Anonyme dit

    Je pense comme vous... une seule inconnue demeure : quand et avec qui cela se produira-t-il ?


    Anonyme dit

    Il ne faut jamais oublier les nombreux indépendantistes qui se tapissent dans les partis "traditionnels" flamands (à eux trois, ils n'atteignent même pas le score de la N-VA !) : Bart Somers, Van Quick, Johan Sauwens, Bert Anciaux, Jaak Gabriëls, etc.


    fransousky dit

    Abandonner les Bruxellois de BHV et les livrer à la Flandre devait apaiser le pays! La trahison de Michel et de Di Rupo n à servi qu'à encourager la Flandre franco phage dans sa colonisatie du Protecterat Konfederaal de Belgie. Les Bruxellois et les Wallons, par la répulsion que leur inspire la citoyenneté francaise vont être être assimilés: ils seront désormais sous citoyens de la Vlaams Republiek . C'est terminé et nous ne pouvons plus rien faire d'autre qu'assister a l évaporation de la francophonie de belgique . R.I.P


    Anonyme dit

    Un vrai bruxellois est néerlandophone. Le dialecte bruxellois, est un dialecte du néerlandais. La ville a toujours été néerlandophone, et a toujours fait partie d'une région néerlandophone (le Brabant, la Flandre,...). Les francophones de BHV ne sont PAS des bruxellois. Ce sont des wallons émigrés prétendant d'être bruxellois.


    Anonyme dit

    "Un vrai bruxellois est néerlandophone."
    Je vous suggère de demander aux "vrais bruxellois" ce qu'ils en pensent...

    "Le dialecte bruxellois, est un dialecte du néerlandais. La ville a toujours été néerlandophone, et a toujours fait partie d'une région néerlandophone (le Brabant, la Flandre,...)."
    Les flamands ont appris le français pour améliorer leur quotidien... En effet, la Flandre doit sa prospérité au commerce et à la négoce. Le flamand étant une langue peu usitée et comportant de nombreux dialectes locaux, il a bien fallu se résoudre à apprendre d'autres langues... C'était le choix de ceux qui voulaient améliorer leurs conditions de vie... Forcer les gens à apprendre une langue ne marche pas. Il faut qu'ils en aient ressenti le besoin ou qu'ils y aient trouvé de l'intérêt...

    "Les francophones de BHV ne sont PAS des bruxellois. Ce sont des wallons émigrés prétendant d'être bruxellois."
    Vous retourner l'argument. Dans les années 60, les communes flamandes autour de Bruxelles essayaient d'attirer des habitants aisés en provenance de Wallonie et de Bruxelles, afin d'augmenter les rentrées d'argent. Ca a permis de construire toute l'infrastructure (route, écoles, réseau de distribution d'eau, d'électricité, etc) dans une Flandre encore essentiellement agricole. Ce sont des flamands qui ont vendu les maisons , terrains, les immeubles. Ce sont des entreprises flamandes qui ont construit les nouveaux lotissements. Ce sont des commerçants flamands qui se sont enrichis... Maintenant que la Flandre va mieux, on fait de l'épuration linguistique. Merci, sympa... Vous oubliez un peu vite que la Wallonie a beaucoup fait pour la Flandre, cher Monsieur...


    fluffy82 dit

    "Les flamands ont appris le français pour améliorer leur quotidien... En effet, la Flandre doit sa prospérité au commerce et à la négoce. Le flamand étant une langue peu usitée et comportant de nombreux dialectes locaux, il a bien fallu se résoudre à apprendre d'autres langues... C'était le choix de ceux qui voulaient améliorer leurs conditions de vie... Forcer les gens à apprendre une langue ne marche pas. Il faut qu'ils en aient ressenti le besoin ou qu'ils y aient trouvé de l'intérêt..."
    --> C'est bien le mensonge qu'utilisent les francophones. Le brabantois - le dialecte du néerlandais parlé depuis des centaines d'années à BXL - est le dialecte qui est à la base du néerlandais "officiel". Certes, il y avait des différences entre le brabantois de Bruxelles, de Dilbeek ou de Schaarbeek, mais ce ne sont pas des dialectes différents. Ce sont des accents. Comme le Français qu'on parle à Paris, à Lille ou à Reims. Ce n'est pas un amalgame de différents dialectes, mais d'accents et c'est bel et bien la même langue.

    Vous retourner l'argument. Dans les années 60, les communes flamandes autour de Bruxelles essayaient d'attirer des habitants aisés en provenance de Wallonie et de Bruxelles, afin d'augmenter les rentrées d'argent.
    --> C'est peut-être vrai, la Flandre les a attiré. Mais même dans les années 60 le néerlandais y était la seule langue officielle. Même dans les années 60 il y avait déjà des plaintes contre le non-respect pour la constitution par les francophones. On s'est toujours opposé contre la non-volonté de s'adapter à la région où on vient habiter. Ne me dites pas que notre "bataille" est récente...


    Anonyme dit

    Je vous l'accorde, il y avait une certaine similitude entre les "accents" mais de là à parler d'une même langue, il y a de la marge. Incidemment, qu'en était-il du reste de la Flandre à cette époque? La Wallonie, elle aussi utilisait des patois différents d'une région à l'autre. Le français s'y est imposé petit à petit. Il a permis de construire un véritable empire industriel à l'époque, en facilitant les contacts entre les intervenants. Il s'est passé la même chose dans le Brabant flamand, à Leuven ou à Antwerpen.

    Si le flamand était la seule langue officielle, comment expliquer alors toutes ces indications en français sur les bâtiments anciens à Overijse, à Leuven, à Gent? Allons allons, soyons sérieux! La bourgeoisie flamande (de même que la bourgeoisie Anglaise, Néerlandaise ou Russe) parlait le français. Il s'agissait de flamands francophones, voilà tout. "Je maintiendrai" (en français s-v-p) n'est-elle pas la devise nationale du royaume des Pays-Bas, "Dieu Et Mon Droit" (en langue française), celle de l'Angleterre??? Ces bourgeois se sont enrichis grâce au commerce. Brugge, par-exemple était le siège d'un comptoir de la banque florentine des Médicis dont elle avait fini par égaler l'importance sur le plan commercial... Croyez-vous vraiment que les transactions se faisaient uniquement en patois local, alors que cette place avait une zone d'influence correspondant à l'ensemble de l'Europe du Nord?

    Peut-être me direz-vous que l'argent n'a pas d'odeur et que les scrupules n'ont plus cours, qu'actuellement, seul le plus fort a tout à dire... Dans ce cas, je vous répondrai humblement "vous nous avez peut-être vaincus mais pas convaincus".


    fluffy82 dit

    Entre le flamand d'Ostende, de Bruxelles, d'Anvers ou de Hasselt il n'y a pas plus de différences qu'entre le français de Paris, Marseille et Bordeaux, ou entre l'anglais de Londres, Liverpool et Leeds. Le français et le breton sont deux langues différentes. Le français et le québécois sont la même langue.

    On est tous d'accord que il y a quelques siècles le français était la langue de la diplomatie et de le noblesse. Mais ce n'est pas parce que le Tsar parlait français, que tout le peuple russe était francophone. Ce n'est pas parce que le devis des Pays-Bas est en français, que tous les hollandais sont francophones. Ce n'est pas parce que la bourgeoisie flamande parlait français, que tous les flamands étaient/sont francophones...
    Marguérite d'Autriche a même appris le néerlandais quand elle s'est installée à Bruxelles comme régente. Le personnes parlaient le français, mais les documents dirigé au peuple étaient en néerlandais (allez voir les archives de Bruxelles).


    Anonyme dit

    "Entre le flamand d'Ostende, de Bruxelles, d'Anvers ou de Hasselt il n'y a pas plus de différences qu'entre le français de Paris, Marseille et Bordeaux, ou entre l'anglais de Londres, Liverpool et Leeds. Le français et le breton sont deux langues différentes. Le français et le québécois sont la même langue."

    J'ai le sentiment que ce n'est pas tout à fait conforme à la réalité (je vous en prie, corrigez-moi si je me trompe)... En 1881, en pleine guerre scolaire, le flamand fut introduit dans l'enseignement secondaire (ce qui était ABSOLUMENT indispensable à mon humble avis). Il fut, à l'époque, impossible de se mettre d'accord pour décider lequel! En effet, contrairement au français, il n'y avait pas d'académie flamande. Chaque ville (ou village) avait des spécificités locales, il s’agissait essentiellement des dialectes flamands, brabançons et limbourgeois avec tout un cortège de sous-dialectes locaux... Les décideurs de l'époque ont alors été obligés d'opter pour le néerlandais. En effet, le néerlandais est une langue très proche du flamand et qui dispose d'une académie depuis 1617 (alors que l'Académie Royale Flamande de langue et litérature ne fut fondée qu'en 1886, quelques années plus tard).

    En Wallonie, il y avait aussi des dialectes: il s'agissait surtout du wallon, du luxembourgeois, du picard, du gaumais et du champenois. Les dirigeants de l'époque ont adopté le Français afin d'homogénéiser l'enseignement. La différence entre les wallons et les flamands est qu'en Flandre, les gens n'ont pas vraiment apprécié le néerlandais car c'était la langue des anciens occupants (Royaume d'Orange de confession protestante). A raison, ils vivaient cela comme une insulte à leur identité culturelle (et religieuse)...


    Anonyme dit

    "On est tous d'accord que il y a quelques siècles le français était la langue de la diplomatie et de le noblesse. Mais ce n'est pas parce que le Tsar parlait français, que tout le peuple russe était francophone. Ce n'est pas parce que le devis des Pays-Bas est en français, que tous les hollandais sont francophones. Ce n'est pas parce que la bourgeoisie flamande parlait français, que tous les flamands étaient/sont francophones...
    Marguérite d'Autriche a même appris le néerlandais quand elle s'est installée à Bruxelles comme régente. Le personnes parlaient le français, mais les documents dirigé au peuple étaient en néerlandais (allez voir les archives de Bruxelles)."

    Vous avez parfaitement raison! Le peuple ne parlait pas le français en Flandre. Seules la bourgeoisie et la noblesse pratiquaient cette langue. Mais il faut quand même se rendre compte que le peuple n'avait pas grand choses à dire. Il était plutôt pauvre et travaillait pour les nobles et les bourgeois qui ont ainsi gagné beaucoup d'argent... C'est pour cela que le peuple s'est mis à détester ces gens (et la langue que ces personnes utilisaient). Le wallon a vécu la même chose... Il y eut énormément de luttes sociales en Wallonie pour essayer de rendre la situation un peu plus viable. L'ensemble des travailleurs du pays en a bénéficié! Je pense donc que vous vous trompez de cible... Ce ne sont pas les wallons immigrés en Flandre qui ont été initialement la source du problème mais bien les flamands aisés parlant le français afin de s'enrichir (quitte à exploiter le peuple)!

    Enfin, je voudrais développer un dernier point, si vous me le permettez. La Flandre est une région prospère. C'est vrai et tout le monde s'en félicite! Le peuple flamand est fier de sa langue et de sa culture (il a raison!). Cependant, pourquoi se sentir en permanence harcelé par les autres cultures? La prospérité est une bonne chose mais le moteur de celle-ci est le commerce. La Flandre exporte énormément vers l'extérieur. L'emploi des langues est donc indispensable! Ce n'est pas parce que le voisin parle une autre langue que la mienne que je dois me sentir agressé, il me semble? Chacun a le droit de parler sa langue avec les gens qui partagent cette richesse. C'est vrai pour les flamands (qu'ils se trouvent en Flandre, en Wallonie, à Bruxelles, mais aussi à New York ou à Tombouctou). C'est vrai aussi pour les wallons et les francophones! Interdire l'usage du français dans les commerces donne une idée fausse de la Flandre. Ce n'est pas ainsi que les wallons voudront apprendre votre belle langue et découvrir l'extraordinaire richesse de votre culture...

    Regardez les sites web des administrations communales ou des institutions wallonnes, il y a bien souvent une traduction en allemand, en anglais mais aussi en flamand! Nous ne nous sentons pas menacé par un voisin flamand qui viendrait s'installer près de chez nous! Nous essaierons de l'accueillir dans sa langue, malgrés nos difficultés à nous exprimer dans la langues de Vondel... Il en va de même dans les administrations... Vous qui êtes visiblement d'origine flamande (et qui écrivez admirablement en francais), essayez de faire de même en Flandre. Vous comprendrez alors qu'il y a quelque-chose qui ne va pas... Nous, les francophones de Belgique, nous les minoritaires, n'avons cependant pas l'intention de rejeter nos compatriotes du nord qui viennent s'installer chez nous. Pourquoi, pourquoi, pourquoi vous comportez-vous ainsi à notre égard?

    Essayez de vous mettre un instant à notre place (essayez vraiment). Vous verrez que ce n'est pas simple! Nous ne représentons que 30% de la population, c'est vrai mais nous n'avons eu de premier ministre d'origine francophone que 18 mois sur les 66 dernières années (c-à-d 2,3%)... Qu'en penseriez-vous?


    fluffy82 dit

    @Anonyme: Le néerlandais comme langue a été standardisé au 17me siècle. La différence est que le brugeois, le bruxellois, le limbourgeois etc ne sont pas des "dialectes". En français le terme correcte est "accent".
    En plus, le picard, le wallon, le champenois,... sont des dialectes romanes. C'est beaucoup plus facile pour eux pour adopter le français, car c'est une langue standardisée dérivée de la même famille. Tout comme c'est plus facile pour un italien d'apprendre l'espagnole que le russe.
    Un limbourgeois comprend parfaitement le néerlandais (la différence est vachement moins grande qu'entre le français et le picard, par exemple).


    fluffy82 dit

    Enfin, je voudrais développer un dernier point, si vous me le permettez.
    --> Bien sûr :)

    Cependant, pourquoi se sentir en permanence harcelé par les autres cultures?
    --> Dans certains cas ce n'est pas un sentiment, malheureusement...

    L'emploi des langues est donc indispensable!
    --> Tout à fait d'accord! C'est pour ça que j'en parle 6 d'ailleurs :)

    Ce n'est pas parce que le voisin parle une autre langue que la mienne que je dois me sentir agressé, il me semble?
    --> Du tout. Mais je ne parle pas de mes voisins. Je parle des documents officielles et les services publiques.

    Chacun a le droit de parler sa langue avec les gens qui partagent cette richesse.
    --> Toujours, où vous voulez, quand vous voulez. Je trouve le français plu beau que le néerlandais.
    Mais il faut comprendre que j'en ai marre de devoir m'adapter quand j'ai le droit de rester moi-même.
    Moi j'ai un problème quand "chacun a le droit de parler sa langue" veut dire "chacun parle français". Quand je vais à la commune ou à l'hôpital ou à la poste, j'ai le droit de parler le néerlandais, vous le dites vous-même. Dans la pratique, c'est toujours moi qui doit changer vers le français. Et en soi ce n'est pas un problème, mais si on te donne une carte bancaire en français, du courrier en français, un abonnement télé en français, etc etc etc, ça commence à faire chier (désolé pour l'expression).


    Anonyme dit

    Je comprends votre désarroi et votre colère... Comme vous, je trouve que le français est une langue intéressante mais le flamand a également un certain charme! J'estime qu'il ne faut pas juger une langue par rapport à une autre, c'est tellement subjectif. Vous savez, le français lui aussi est attaqué de toute part. C'est une langue qui perd petit à petit de son influence dans le monde, au profit d'autres.

    La langue véhiculaire devient l'anglais. Il est dailleurs enseigné en Flandre dans l'enseignement secondaire (ainsi qu'aux Pays-bas où les études universitaires se font, le plus souvent, en anglais). Cette langue est utilisée abondemment dans le domaine commercial et scientifique. D'ici quelques dizaines d'années, je pense que le français ne sera plus parlé que dans le cercle familial ou avec les amis. En effet, il y a actuellement en Europe et dans le monde un tel brassage de cultures, de langues et d'ethnies différentes que je ne vois pas comment il en serait autrement. Comment arriver à dialoguer avec tous ces gens sans utiliser une langue commune? C'est dommage mais c'est ainsi!

    Cela ne veut pas dire que le français et le flamand doivent disparaître, non, certainement pas! Cela veut simplement dire qu'il nous faut accepter de "subir" ce choc des cultures, tout en préservant la nôtre... Préserver une culture c'est aussi la diffuser et en faire la promotion. Très sincèrement, je pense que la Flandre s'y prend assez mal dans ce domaine. Pourquoi ne pas mettre davantage en avant ce qui a fait sa grandeur (le courage, la ténacité, la culture par-exemple) et essayer, par ce biais, de convaincre, de donner le goût de comprendre, d'apprendre, de découvrir... Les moyens utilisés actuellement me semblent tellement coercitifs et contreproductifs... Il doit bien y avoir un autre moyen?


    fluffy82 dit

    C'est tellement vrais ce que vous dites...
    Mais il n'y a certaines choses que je ne comprends pas. Depuis toujours on a réussi en Flandre de commencer les cours de français à l'âge de 10 ans au plus tard, et l'anglais à 12 ans. Malheureusement je fais partie d'une des dernières générations qui ont eu une éducation linguistique assez profonde. Depuis le début des années 2000 - quand les problèmes communautaires ont commencé à vraiment dégénérer - il y a une "réticence" des flamands pour apprendre le français.
    Je ne dis pas qu'ils ont raison - au contraire, c'est un pas en arrière pour notre éducation et notre image en générale - mais je comprend le pourquoi.
    Comme je disais: ma grande frustration est que je ne peux parler le néerlandais quasi nulpart à Bruxelles, pourtant une ville historiquement néerlandophone et officiellement bilingue. La plus grande, si pas la seule raison est que le néerlandais n'a pas de place dans l'enseignement francophone. Et le peu de cours de néerlandais qui sont donnés ne sont pas toujours de très bonne qualité.
    Je comprend la frustration que les flamands se sentent obligé d'apprendre le français (même si c'est un atout!) tandis que les francophones ne sont pas obligés d'apprendre le néerlandais.

    C'est dans la nature germanique, qui est beaucoup moins ouverte que la nature romane, de tout laisser passer, de ne pas réagir et de se dire que tout va s'arranger. Et le moment où ça devient trop, ça explose violemment. Après 50 ans de voir "nos" communes se remplir avec des francophones qui ne respectent pas la loi, après 50 ans d'attente, après 50 ans d'essayer de leur faire comprendre gentiment et calmement que ceci n'est pas possible, ça s'est éclaté...

    La situation est ça, en résumé. Les flamands qui en ont marre de voir les autres ignorer leurs droits et leurs devoirs, et les francophones qui regardent leur "non-respect" comme un droit acquis.

    Personnellement, je ne vois qu'une solution: élargir Bruxelles au nord aussi bien qu'au sud, en faire une grande région bilingue, et avoir des règles strictement respectés avec un contrôle sévère.


    Anonyme dit

    Oui, c'est vrai, un réel gâchis des deux cotés... Cela dit, les choses sont occupées à changer (mais pas toujours dans le bon sens, malheureusement)!

    Votre idée d'élargir Bruxelles aux deux Brabants est excellente. Je la défends moi-même depuis des années. Malheureusement, seuls les personnes désirant vraiment trouver une bonne solution pour tous la défendent.

    Voici ce qu'on m'a déjà répondu à ce sujet:
    1) Ce serait refaire la Belgique en plus petit et les problèmes seraient identiques...

    2) La Wallonie et la Flandre n'en veulent pas car ce serait amputer ces deux régions de leur province la plus prospère et le manque à gagner serait énorme!

    Le premier argument est faible. En effet, s'il y a une parité correcte (et ce serait le cas, il me semble), si chacun a la possibilité de s'exprimer dans sa langue (français ou flamand) lorsqu'il s'adresse à l'administration, dans les commerces, les hôpitaux, etc... Je pense que ça fonctionnera!!!!

    Le second argument, par-contre, montre à quel point ce serait compliqué à accepter, politiquement parlant... Pourtant, une région bilingue, homogène et prospère bénéficierait à tout le monde, il me semble.

    Si, un jour, un parti politique avait le courage de proposer cela dans son programme, je voterai pour lui, qu'il soit francophone ou néerlandophone!